Des études semblent indiquer que nous avons approximativement 50 000 pensées chaque jour. Beaucoup de ces pensées sont à propos – ou le résultat – des choses que nous tâchons de faire. Et il n’y a jamais suffisamment d’heures dans une journée, pas vrai ? Pour certains, ça s’appelle “être occupé”. Mais être occupé ne veut pas dire que nous sommes productifs. Pour la plupart d’entre nous, nous sommes structurellement submergés. C’est le résultat de cette énorme quantité de choix que nous avons dans nos vies.

Bien que ce soit un privilège, la liberté de choix a un prix conséquent. Chaque choix nécessite que nous prenions une décision. Chaque décision nécessite de la concentration. La concentration nous coûte notre monnaie la plus précieuse : notre énergie et notre temps. Nous n’aimons pas penser à comment investir notre énergie et notre temps parce que c’est, à vrai dire, très lourd. Nous ne pouvons pas courir de partout en nous demandant sans cesse : “qu’est-ce que tu veux faire de ta vie ?” Ce serait épuisant.

C’est comme aller au supermarché en ayant faim mais sans avoir aucune idée de ce qu’on a envie de manger. On entre et immédiatement, on est submergé par les choix innombrables qui s’empilent dans les rayons. On finit généralement par prendre au hasard toutes sortes de malbouffe dont on n’a pas besoin, des choses qui s’accumulent dans notre garde-manger de la honte, d’autres choses sont négligées et s’abiment. C’est le bordel. Pire, c’est souvent du gaspillage.

La fatigue décisionnelle est une vraie maladie et peut mener à un évitement de décision. Plutôt que de gérer les choses, on les bloque dans un coin de notre esprit jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de place pour penser clairement. Cela cause du stress et de l’anxiété car ça donne l’impression que nous perdons le contrôle. Vous avez besoin de place mentale pour gagner en perspective.

N’ayez rien chez vous que vous ne considériez utile ou beau.

William Morris

Comment faire de la place mentale ?

Tout comme on nettoie un placard, la première étape est de tout enlever. Extériorisez vos pensées en désencombrant votre esprit. Asseyez-vous devant une feuille blanche et faites une liste de toutes les choses sur lesquelles vous êtes en train de travailler, ce sur quoi vous devriez travailler, et sur quoi vous voulez travailler. Créez un inventaire mental.

Cet inventaire vous donne une image très claire de comment vous investissez votre temps et énergie. Maintenant, demandez-vous pourquoi vous faites ces choses. Ne réfléchissez pas trop, demandez-vous simplement si ces tâches en valent la peine, ou si elles sont sans intérêt et du coup vous tiennent en otage. Je les appelle des distractions.

On s’encombre tout le temps de responsabilités inutiles On est tellement distrait par toutes ces choses que nous devrions faire, qu’on en oublie de se demander pourquoi on les fait, et surtout, si on a envie de les faire. Désormais, vous aurez cet inventaire mental pour vous en rappeler

Pour chaque chose, posez-vous deux questions. 1) Est-ce que cette tâche est essentielle ? Pensez au loyer, aux taxes. 2) Est-ce que cette tâche m’importe vraiment, ou importe quelqu’un que j’aime ? Si la réponse est non pour les deux, vous avez identifié une distraction. Barrez-la de la liste. Au fur et à mesure, votre liste se raccourcit, et vous devenez moins distrait.

Ce processus peut être très pratique avant de mettre en place un Bullet Journal. C’est comme jeter toutes ces choses que vous n’aimez pas lors d’un déménagement. Débarrassez-vous des poids morts. N’emportez que les choses qui continuent de vous inspirer.

Qu’allez-vous emporter ?

Traduit de : Ryder Carroll